Titre : |
Morbidité et mortalité de l’hémodialyse chronique au centre hospitalier régional El hadji Ibrahima Niass de Kaolack |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Ismaila NDOUR, Auteur |
Année de publication : |
2018 |
Importance : |
149p. |
Présentation : |
ill. en coul. |
Format : |
30cm |
Accompagnement : |
CD |
ISBN/ISSN/EAN : |
045 |
Note générale : |
Thèse de Doctorat en Médecine soutenue le 19 Juillet 2018 |
Langues : |
Français (fre) |
Tags : |
Hémodialyse Insuffisance rénale Centre hospitalier régional El hadji Ibrahima Niass Kaolack |
Résumé : |
L’hémodialyse est une technique d’épuration extra rénale du sang des malades urémiques permettant une survie prolongée des patients en insuffisance rénale chronique au stade terminal. Cette technique peut être associée à des complications multiples pouvant survenir à tout moment de la vie du dialysé.
Dans le but d’identifier ces différentes complications qui sont souvent à l’origine d’une mortalité et d’une morbidité importante chez les hémodialysés que nous avons entrepris cette étude. Il s’agissait d’une étude rétrospective sur une période de 4 ans des hémodialysés chroniques depuis l’ouverture du centre d’hémodialyse à l’hôpital El hadj Ibrahima Niass (28 mars 2014) au 28 Mars 2018. Quatre-vingt-deux dossiers (82) de patient ont été consultés, seuls quarante (40) dossiers avaient répondu à nos critères. L’analyse des différentes données avait montré les résultats suivants :
Sur le plan épidémiologique, la moyenne d’âge était de 41,30 ans ce qui confirmait le jeune âge de nos patients. Le sex-ratio était de 1. Le niveau de vie socio-économique a été évalué chez trente-sept patients. Le niveau bas représentait 62,16% de cette population. Sur le plan clinique, les signes observés étaient dominés par les œdèmes des
membres inférieurs (32 ,5%) et la pâleur (46,8%). La néphropathie initiale était dominée par les glomérulonéphrites chroniques dans 25% des cas, suivi par la néphro-angiosclérose dans 22,5 % des cas, la néphropathie tubulo interstitielle dans 10% des cas, la néphropathie diabétique dans 2,5% des cas. Nous avons remarqué dans notre étude
un fort taux de causes indéterminées (25%).Les patients étaient arrivés depuis peu de temps en hémodialyse (durée moyenne de 28,18 mois). Les patients étaient dialysés à travers une fistule artério-veineuse faite au membre supérieur à 72,5% et 22,5% par cathéter tunnélisé simple fémorale. Tous les patients avaient une durée par séance
d’hémodialyse de 4 heures. Trente-neuf patients (97,5%) faisaient trois séances par semaine et un patient faisait deux séances par semaine. Les signes cliniques d’intolérance étaient dominés par les poussées hypertensives 72,5% des cas, les chutes tensionnelles 35% des cas, de céphalées 25% des cas, la fièvre dans 20% des cas, les crampes dans 17,5% des cas, d’œdème aigu du poumon dans 10 %, et enfin de prurit 7,5% des cas.
Sur le plan biologique, les taux moyens de la kaliémie et de la natrémie étaient dans les limites de la normale avec 4,8 mEq/L et 136,7 mEq/L respectivement. Sur le plan thérapeutique en plus de l’hémodialyse, les patients recevaient un traitement adjuvant : les antihypertenseurs administrés à 95% ; 39,47 % des patients étaient sous quadrithérapie. L’antianémique de référence chez les dialysés demeurait l’érythropoïétine ; administrée au besoin même si le coût demeure toujours élevé. Cependant 37,5% de nos patients avait bénéficié d’une transfusion. La quasi-totalité des patients était mis sous fer et/ou acide folique. Sur le plan évolutif, l’hémodialyse permet la survie des patients en insuffisance rénale terminale au stade ultime mais cette méthode expose à des complications. Les complications cardio-vasculaires retrouvées chez nos patients étaient dominées par l’hypertension artérielle dans
35% des cas, l’insuffisance ventriculaire gauche dans 30 % des cas, la péricardite dans 2,5% des cas, les troubles du rythme dans 7,5 % des cas, les troubles de la conduction dans 10% des cas et l’hypertrophie du VG a l’échographie dans 7,5% des cas. Les complications infectieuses venaient au second plan, dominées par les infections virales avec 19,3% pour l’hépatite B, 5,8% pour l’hépatite C, le VIH+ 3,7% des cas et l’infection de la voie d’abord dans 22,5%.
Le germe isolé était le staphylocoque aureus. Enfin, trois patients avaient présenté une tuberculose pleuropulmonaire et un cas d’abcès sur fistule. Les complications digestives étaient dominées par les épis gastralgies chez dix patients (25% de la population d’étude), hémorragies digestives chez trois patients (7,5% de la population d’étude). Un
patient avait une ascite réfractaire. Les complications neurologiques représentaient 2,5 % des complications au long cours, avec un cas d’AVCI survenu à distance des séances de dialyse. Dans notre étude quatre patients avaient une ostéomalacie par carence en vitamine D (66,6%), six patients (54,54%) avaient une hyperparathyroïdie secondaire.
Là durée moyenne de survie de nos patients en dialyse était de 28,18 mois. Le taux de létalité était de 10%. Pour les patients décédés, le taux de survie moyen était de de 32,25 mois, et entre deux et cinq ans de dialyse le taux de décès était de 7,5%. Parmi les causes de décès l’hémorragie digestive haute (1), adénocarcinome du sein (1), septicémie a staphylocoque (1) et indéterminée (1). |
Note de contenu : |
MEMBRES DU JURY
Président : M. Boucar DIOUF Professeur Titulaire
Membres :
M. Mouhamadou Moustapha CISSE Maitre de conférences agrégé
Mamadou Moustapha SARR Maitre de conférences agrégé
Directeur de thèse : M. Mouhamadou Moustapha CISSE Maitre de conférences agrégé
Co-Directrice de thèse : Mme Adama Kama YATTE Praticienne hospitalière
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Morbidité et mortalité de l’hémodialyse chronique au centre hospitalier régional El hadji Ibrahima Niass de Kaolack [texte imprimé] / Ismaila NDOUR, Auteur . - 2018 . - 149p. : ill. en coul. ; 30cm + CD. ISSN : 045 Thèse de Doctorat en Médecine soutenue le 19 Juillet 2018 Langues : Français ( fre)
Tags : |
Hémodialyse Insuffisance rénale Centre hospitalier régional El hadji Ibrahima Niass Kaolack |
Résumé : |
L’hémodialyse est une technique d’épuration extra rénale du sang des malades urémiques permettant une survie prolongée des patients en insuffisance rénale chronique au stade terminal. Cette technique peut être associée à des complications multiples pouvant survenir à tout moment de la vie du dialysé.
Dans le but d’identifier ces différentes complications qui sont souvent à l’origine d’une mortalité et d’une morbidité importante chez les hémodialysés que nous avons entrepris cette étude. Il s’agissait d’une étude rétrospective sur une période de 4 ans des hémodialysés chroniques depuis l’ouverture du centre d’hémodialyse à l’hôpital El hadj Ibrahima Niass (28 mars 2014) au 28 Mars 2018. Quatre-vingt-deux dossiers (82) de patient ont été consultés, seuls quarante (40) dossiers avaient répondu à nos critères. L’analyse des différentes données avait montré les résultats suivants :
Sur le plan épidémiologique, la moyenne d’âge était de 41,30 ans ce qui confirmait le jeune âge de nos patients. Le sex-ratio était de 1. Le niveau de vie socio-économique a été évalué chez trente-sept patients. Le niveau bas représentait 62,16% de cette population. Sur le plan clinique, les signes observés étaient dominés par les œdèmes des
membres inférieurs (32 ,5%) et la pâleur (46,8%). La néphropathie initiale était dominée par les glomérulonéphrites chroniques dans 25% des cas, suivi par la néphro-angiosclérose dans 22,5 % des cas, la néphropathie tubulo interstitielle dans 10% des cas, la néphropathie diabétique dans 2,5% des cas. Nous avons remarqué dans notre étude
un fort taux de causes indéterminées (25%).Les patients étaient arrivés depuis peu de temps en hémodialyse (durée moyenne de 28,18 mois). Les patients étaient dialysés à travers une fistule artério-veineuse faite au membre supérieur à 72,5% et 22,5% par cathéter tunnélisé simple fémorale. Tous les patients avaient une durée par séance
d’hémodialyse de 4 heures. Trente-neuf patients (97,5%) faisaient trois séances par semaine et un patient faisait deux séances par semaine. Les signes cliniques d’intolérance étaient dominés par les poussées hypertensives 72,5% des cas, les chutes tensionnelles 35% des cas, de céphalées 25% des cas, la fièvre dans 20% des cas, les crampes dans 17,5% des cas, d’œdème aigu du poumon dans 10 %, et enfin de prurit 7,5% des cas.
Sur le plan biologique, les taux moyens de la kaliémie et de la natrémie étaient dans les limites de la normale avec 4,8 mEq/L et 136,7 mEq/L respectivement. Sur le plan thérapeutique en plus de l’hémodialyse, les patients recevaient un traitement adjuvant : les antihypertenseurs administrés à 95% ; 39,47 % des patients étaient sous quadrithérapie. L’antianémique de référence chez les dialysés demeurait l’érythropoïétine ; administrée au besoin même si le coût demeure toujours élevé. Cependant 37,5% de nos patients avait bénéficié d’une transfusion. La quasi-totalité des patients était mis sous fer et/ou acide folique. Sur le plan évolutif, l’hémodialyse permet la survie des patients en insuffisance rénale terminale au stade ultime mais cette méthode expose à des complications. Les complications cardio-vasculaires retrouvées chez nos patients étaient dominées par l’hypertension artérielle dans
35% des cas, l’insuffisance ventriculaire gauche dans 30 % des cas, la péricardite dans 2,5% des cas, les troubles du rythme dans 7,5 % des cas, les troubles de la conduction dans 10% des cas et l’hypertrophie du VG a l’échographie dans 7,5% des cas. Les complications infectieuses venaient au second plan, dominées par les infections virales avec 19,3% pour l’hépatite B, 5,8% pour l’hépatite C, le VIH+ 3,7% des cas et l’infection de la voie d’abord dans 22,5%.
Le germe isolé était le staphylocoque aureus. Enfin, trois patients avaient présenté une tuberculose pleuropulmonaire et un cas d’abcès sur fistule. Les complications digestives étaient dominées par les épis gastralgies chez dix patients (25% de la population d’étude), hémorragies digestives chez trois patients (7,5% de la population d’étude). Un
patient avait une ascite réfractaire. Les complications neurologiques représentaient 2,5 % des complications au long cours, avec un cas d’AVCI survenu à distance des séances de dialyse. Dans notre étude quatre patients avaient une ostéomalacie par carence en vitamine D (66,6%), six patients (54,54%) avaient une hyperparathyroïdie secondaire.
Là durée moyenne de survie de nos patients en dialyse était de 28,18 mois. Le taux de létalité était de 10%. Pour les patients décédés, le taux de survie moyen était de de 32,25 mois, et entre deux et cinq ans de dialyse le taux de décès était de 7,5%. Parmi les causes de décès l’hémorragie digestive haute (1), adénocarcinome du sein (1), septicémie a staphylocoque (1) et indéterminée (1). |
Note de contenu : |
MEMBRES DU JURY
Président : M. Boucar DIOUF Professeur Titulaire
Membres :
M. Mouhamadou Moustapha CISSE Maitre de conférences agrégé
Mamadou Moustapha SARR Maitre de conférences agrégé
Directeur de thèse : M. Mouhamadou Moustapha CISSE Maitre de conférences agrégé
Co-Directrice de thèse : Mme Adama Kama YATTE Praticienne hospitalière
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