Titre : |
La prostatectomie radicale retro pubienne : une étude préliminaire au niveau de la région de Thiès |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Mehdi DAHER, Auteur |
Editeur : |
Thiès [Sénégal] : Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) |
Année de publication : |
2022 |
Importance : |
97p. |
Présentation : |
ill.en coul. |
Format : |
30 cm |
Accompagnement : |
CD |
ISBN/ISSN/EAN : |
004Mem |
Note générale : |
Diplôme d’Études Spécialisées en Urologie et d'Andrologie soutenu le 16/08/2022 |
Langues : |
Français (fre) |
Tags : |
Prostatectomie Cancer de la prostate Homme Thiès |
Résumé : |
Introduction : Le cancer de la prostate est parmi les cancers les plus fréquents chez l’homme de plus de 50 ans. Durant ces
dernières décennies d’importants progrès ont été réalisés sur le plan diagnostique mais également thérapeutique, permettant ainsi une augmentation de l’incidence des formes localisées où un traitement curatif est bien possible. Parmi, lestraitements curatifs, la prostatectomie radicale constitue le traitement de référence. Elle est pratiquée dans beaucoup de pays notamment en Afrique subsaharienne surtout dans les grandes villes. Timidement, cette méthode chirurgicale commence à entrer dans les habitudes des urologues en région.
Objectif : Notre étude a pour objectif d’évaluer la pratique de la prostatectomie radicale dans la région de Thiès.
Patients et Méthode : notre étude a été réalisée au service d’Urologie de l’Hôpital Régional Ahmadou Sakhir Ndiégène de Thiès.
Il s’agit d’une étude rétrospective transversale et descriptive portant sur dix dossiers de patients présentant un cancer localisé de la prostate et ayant bénéficié d’une prostatectomie radicale par voie rétro pubienne sur une durée de 03 ans.
Résultats : L’âge moyen de nos patients au moment du diagnostic était de 67,5 ans avec des extrêmes allant de 58 ans à 73 ans.
Tous nos patients présentaient des troubles mictionnels irritatifs et/ou obstructif, majoritairement une pollakiurie mixte dans 80% des cas.
Le délai de consultation était en moyenne de 4 mois avec des extrêmes de 1mois et 17 mois. Deux patients avaient une HTA soit
20 %, et un patient avait un diabète de type 2. Un patient avait un antécédent de cure de hernie inguinale.
Neuf patients ont présenté une prostate suspecte et un patient avait un toucher rectal normal soit 10% des cas. Tous nos patients présentaient une tumeur de la prostate localisée, soit 90% cT2b et 10% cT1.
Le PSA médian était de 50 ng/ml, avec des extrêmes de 11 ng/ml et 122 ng/ml.
L’échographie vésico-prostatique a retrouvé u poids moyen de 45,5g. Tous nos patients ont bénéficié d’une TDM TAP dans le
cadre diagnostic et la recherche de métastases à distance. Elle est revenue normale avec absence de signes de métastase
ganglionnaire et viscérale. L’IRM pelvienne ainsi que la scintigraphie osseuse ont été demandé à tous nos patients. Cependant, aucun n’a pu effectuer ces examens.
La biopsie prostatique a été réalisée chez tous nos patients. Le seul type histologique retrouvé est l’adénocarcinome prostatique.
Le score de Gleason le plus retrouvé était le 7 particulièrement (3+4) soit ISUP 2.
La majorité, environ 07 patients ont été classés au risque intermédiaire et 03 patients au risque élevé.
Toutes les interventions ont été réalisées sous anesthésie générale avec intubation oro-trachéale et sous contrôle tensionnelle. Tous nos patients ont bénéficié d’un curage ganglionnaire ilio-obturateur bilatéral.
Un patient a présenté une brèche rectale qui a été immédiatement réparé, 3 patients ont bénéficié d’une transfusion iso-groupe iso rhésus durant l’intervention.
La durée moyenne de l’intervention était de 2h40 minutes en moyenne avec des extrêmes allant de 120 mn à 310min. Le volume
moyen de la perte sanguine était estimé à 1000ml en moyenne avec des extrêmes de 800ml à 1800ml.
Un malade a présenté une suppuration pariétale soit 10% des cas. Trois malades ont eu une infection urinaire soit 30% et le germe E. coli a été isolé chez ces malades. Nous avons noté 02 cas de fistule vésico-cutanée qui ont nécessité un sondage urinaire prolongée à 21 jours. Une fermeture spontanée a été obtenue pour les 2 patients concernés.
Aucun malade n’a présenté un accident thromboembolique ou hémorragique. Aucun cas de sténose anastomotique n’a été constaté
après 6 mois de suivi régulier.
La durée moyenne d’hospitalisation était de 10,5 jours avec des extrêmes allant de 7 à 15 jours. La durée moyenne du port de la sonde urinaire était de 16 jours avec des extrêmes allant de 10 à 21 jours.
Cinq patients avaient ramené leur résultat anatomopathologique de la pièce opératoire, et tous présentaient un stade pTNM
supérieur au stade clinique cTNM soit 2 pT3N0M0 et 3 pT4N0M0.
Six patients ont rapporté le résultat du taux du PSAt. Deux patients avaient un taux de PSAt indétectable. Quatre avaient une
récidive biochimique avec un taux de PSA variant entre 3,5 et 41 ng/ml. Tous ces patients ont bénéficié d’un traitement hormonal complémentaire et aucun n’a bénéficié d’une radiothérapie.
Sur le plan fonctionnel, tous les patients ont présenté une incontinence urinaire plus ou moins sévère dans le mois suivant
l’intervention après l’ablation de la sonde urinaire.
Cinq patients soit 50% ont présenté une incontinence urinaire légère à 06 mois de suivi postopératoire. Trois patients soit 30% présentaient une incontinence modérée nécessitant des séances de rééducation vésico-sphinctérienne.
Concernant la fonction érectile, deux patients présentaient une fonction érectile satisfaisante à 06 mois de suivi post-opératoire, 02 patients avaient une dysfonction érectile modérée (érection semi rigide) ne permettant pas d’accomplir un rapport sexuel et la majorité soit 60% présentaient une absence totale d’érection.
Conclusion : la pratique de la prostatectomie totale dans la région permet de réduire considérablement la morbi-mortalité liée au cancer de la prostate en région.
Le diagnostic précoce permet de proposer un traitement curatif ce qui améliore nettement le taux de guérison et réduit les formes métastatiques souvent très couteuses |
Note de contenu : |
MEMBRES DU JURY
Président M. Cheickna SYLLA Professeur Titulaire
Membres :
M. Mamadou lamine CISSE Professeur Titulaire
M. Lamine NIANG Professeur Titulaire
M. Yoro DIALLO Professeur Titulaire
M. Saint Charles Nabab KOUKA Professeur Assimilé
Coordonnateur de Mémoire : M. Yoro DIALLO Professeur Titulaire |
La prostatectomie radicale retro pubienne : une étude préliminaire au niveau de la région de Thiès [texte imprimé] / Mehdi DAHER, Auteur . - Thiès [Sénégal] : Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT), 2022 . - 97p. : ill.en coul. ; 30 cm + CD. ISSN : 004Mem Diplôme d’Études Spécialisées en Urologie et d'Andrologie soutenu le 16/08/2022 Langues : Français ( fre)
Tags : |
Prostatectomie Cancer de la prostate Homme Thiès |
Résumé : |
Introduction : Le cancer de la prostate est parmi les cancers les plus fréquents chez l’homme de plus de 50 ans. Durant ces
dernières décennies d’importants progrès ont été réalisés sur le plan diagnostique mais également thérapeutique, permettant ainsi une augmentation de l’incidence des formes localisées où un traitement curatif est bien possible. Parmi, lestraitements curatifs, la prostatectomie radicale constitue le traitement de référence. Elle est pratiquée dans beaucoup de pays notamment en Afrique subsaharienne surtout dans les grandes villes. Timidement, cette méthode chirurgicale commence à entrer dans les habitudes des urologues en région.
Objectif : Notre étude a pour objectif d’évaluer la pratique de la prostatectomie radicale dans la région de Thiès.
Patients et Méthode : notre étude a été réalisée au service d’Urologie de l’Hôpital Régional Ahmadou Sakhir Ndiégène de Thiès.
Il s’agit d’une étude rétrospective transversale et descriptive portant sur dix dossiers de patients présentant un cancer localisé de la prostate et ayant bénéficié d’une prostatectomie radicale par voie rétro pubienne sur une durée de 03 ans.
Résultats : L’âge moyen de nos patients au moment du diagnostic était de 67,5 ans avec des extrêmes allant de 58 ans à 73 ans.
Tous nos patients présentaient des troubles mictionnels irritatifs et/ou obstructif, majoritairement une pollakiurie mixte dans 80% des cas.
Le délai de consultation était en moyenne de 4 mois avec des extrêmes de 1mois et 17 mois. Deux patients avaient une HTA soit
20 %, et un patient avait un diabète de type 2. Un patient avait un antécédent de cure de hernie inguinale.
Neuf patients ont présenté une prostate suspecte et un patient avait un toucher rectal normal soit 10% des cas. Tous nos patients présentaient une tumeur de la prostate localisée, soit 90% cT2b et 10% cT1.
Le PSA médian était de 50 ng/ml, avec des extrêmes de 11 ng/ml et 122 ng/ml.
L’échographie vésico-prostatique a retrouvé u poids moyen de 45,5g. Tous nos patients ont bénéficié d’une TDM TAP dans le
cadre diagnostic et la recherche de métastases à distance. Elle est revenue normale avec absence de signes de métastase
ganglionnaire et viscérale. L’IRM pelvienne ainsi que la scintigraphie osseuse ont été demandé à tous nos patients. Cependant, aucun n’a pu effectuer ces examens.
La biopsie prostatique a été réalisée chez tous nos patients. Le seul type histologique retrouvé est l’adénocarcinome prostatique.
Le score de Gleason le plus retrouvé était le 7 particulièrement (3+4) soit ISUP 2.
La majorité, environ 07 patients ont été classés au risque intermédiaire et 03 patients au risque élevé.
Toutes les interventions ont été réalisées sous anesthésie générale avec intubation oro-trachéale et sous contrôle tensionnelle. Tous nos patients ont bénéficié d’un curage ganglionnaire ilio-obturateur bilatéral.
Un patient a présenté une brèche rectale qui a été immédiatement réparé, 3 patients ont bénéficié d’une transfusion iso-groupe iso rhésus durant l’intervention.
La durée moyenne de l’intervention était de 2h40 minutes en moyenne avec des extrêmes allant de 120 mn à 310min. Le volume
moyen de la perte sanguine était estimé à 1000ml en moyenne avec des extrêmes de 800ml à 1800ml.
Un malade a présenté une suppuration pariétale soit 10% des cas. Trois malades ont eu une infection urinaire soit 30% et le germe E. coli a été isolé chez ces malades. Nous avons noté 02 cas de fistule vésico-cutanée qui ont nécessité un sondage urinaire prolongée à 21 jours. Une fermeture spontanée a été obtenue pour les 2 patients concernés.
Aucun malade n’a présenté un accident thromboembolique ou hémorragique. Aucun cas de sténose anastomotique n’a été constaté
après 6 mois de suivi régulier.
La durée moyenne d’hospitalisation était de 10,5 jours avec des extrêmes allant de 7 à 15 jours. La durée moyenne du port de la sonde urinaire était de 16 jours avec des extrêmes allant de 10 à 21 jours.
Cinq patients avaient ramené leur résultat anatomopathologique de la pièce opératoire, et tous présentaient un stade pTNM
supérieur au stade clinique cTNM soit 2 pT3N0M0 et 3 pT4N0M0.
Six patients ont rapporté le résultat du taux du PSAt. Deux patients avaient un taux de PSAt indétectable. Quatre avaient une
récidive biochimique avec un taux de PSA variant entre 3,5 et 41 ng/ml. Tous ces patients ont bénéficié d’un traitement hormonal complémentaire et aucun n’a bénéficié d’une radiothérapie.
Sur le plan fonctionnel, tous les patients ont présenté une incontinence urinaire plus ou moins sévère dans le mois suivant
l’intervention après l’ablation de la sonde urinaire.
Cinq patients soit 50% ont présenté une incontinence urinaire légère à 06 mois de suivi postopératoire. Trois patients soit 30% présentaient une incontinence modérée nécessitant des séances de rééducation vésico-sphinctérienne.
Concernant la fonction érectile, deux patients présentaient une fonction érectile satisfaisante à 06 mois de suivi post-opératoire, 02 patients avaient une dysfonction érectile modérée (érection semi rigide) ne permettant pas d’accomplir un rapport sexuel et la majorité soit 60% présentaient une absence totale d’érection.
Conclusion : la pratique de la prostatectomie totale dans la région permet de réduire considérablement la morbi-mortalité liée au cancer de la prostate en région.
Le diagnostic précoce permet de proposer un traitement curatif ce qui améliore nettement le taux de guérison et réduit les formes métastatiques souvent très couteuses |
Note de contenu : |
MEMBRES DU JURY
Président M. Cheickna SYLLA Professeur Titulaire
Membres :
M. Mamadou lamine CISSE Professeur Titulaire
M. Lamine NIANG Professeur Titulaire
M. Yoro DIALLO Professeur Titulaire
M. Saint Charles Nabab KOUKA Professeur Assimilé
Coordonnateur de Mémoire : M. Yoro DIALLO Professeur Titulaire |
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